Luang Prabang et treck à Nong Khiaw

Après la fin de notre périple en bus de 45 heures depuis Cat Ba , nous voici arrivés à Luang Prabang, deuxième plus grande ville du Laos, réputée pour ses temples et ses … boulangeries à la française!
Après un p’tit déj où nous réservons une guesthouse avant de  nous apercevoir des multiples commentaires faisant état de puces de lit, nous décidons d’annuler la réservation 7 minutes plus tard. Malheureusement grâce à l’incompétence de Booking et à la malhonnêteté du gérant , nous nous retrouvons avec deux nuits facturées et 30 euros de perdus ! Du coup éviter la guest Phousi II !
Nous nous dirigeons donc vers la deuxième guest house trouvée et là, au moment de payer la chambre, le patron nous informe que comme il est que 7 heures du  matin, il y a une taxe de 2 euros pour un « early check-in » alors que la chambre est déjà faite ! Jamais vu ça, mais après toute la fatigue accumulée, nous finissons par payer et allons nous coucher 2 heures…. Ça commence bien !

Voler son propre scout

Échaudés par nos première expériences et par les différents commentaires sur la probabilité de se faire voler son scooter loué, par son propre loueur (qui ensuite bien sur vous réclame le prix de l’engin), nous décidons d’écourter notre séjour ici et après la visite de quelques temples, la contemplation du coucher de soleil sur le Mékong et un tour au marché de nuit, nous partons le lendemain pour Nong Khiaw, pour nous ressourcer encore plus au nord.

Au programme, rien, enfin presque!
Nous voulions passer 3  ou 4 jours posés, poser les sacs faire une lessive et regarder le temps s’écouler sur la rivière Nam Ou.

Treck surprise à Nong Khiaw

Mais une heure plus tard après avoir rencontré un couple de Français qui nous expose ses plans, nous voici embrigadés dans une agence de voyage en train de réserver pour un treck de 3 jours dans la jungle avec une descente en kayak en prime !
On a vu plus reposant !
Du coup le lendemain matin, après avoir esquivé le petit dej (hum pas très malin tout ça…) départ pour 6 heures de marche pour arriver dans un petit village authentique.
Mais très vite nous nous rendons compte que notre guide a tout de l’enfant hyper actif…. Loin, très loin de nos guides du Vercors qui se déplacent à pas de loup pour écouter la nature et repérer le maximum d’animaux. Lui à l’inverse passe son temps à répéter les mêmes phrases d’anglais qu’il connait : « same same but different, oulalah », nous fait tous les cris d’animaux qu’il connait et de temps en temps disparait dans la forêt avec sa machette pour couper des trucs dont on ne saura que le soir que ça se mange…
Vive les explications !
Nous finissons donc par arriver au petit village pour  y passer la nuit et à peine arrivés, nous faisons la connaissance de Leeh et Tom, 2 jeunes enfants qui commencent à jouer avec moi et qui nous suivront partout, tout le temps que nous passerons au village ! Ils nous accompagneront donner à manger aux cochons et nous montrerons leur luge à la laotienne qui est de glisser sur les pieds et les fesses du haut d’une petite colline de terre !
Après un repas frugal constitué de sticky rice et de Lao Lao (un alcool de riz) nous découvrons un autre talent de notre guide : la descente de shooters. Je me débrouille pas trop dans cette activité non plus et en profite pour déguster allègrement la spécialité locale !

Les sangsues

Après une bonne nuit de sommeil dans une cabane, réveillés uniquement par une grosse averse sur le toit en tôle de notre couchage, nous repartons pour l’expédition. Mais ce qui était une rando engagée mais assez simple avec un sol sec, se révèle bien plus délicat et piégeux avec le sol mouillé ! Bref la journée sera compliquée même si les points de vue rencontrés valaient largement le coup. Nous ferons la rencontre d’une multitude de sangsues, qui s’agrippent à nos chevilles… La technique du guide pour les éviter ? Marcher très vite!
Nous arrivons en fin de journée dans un autre village pour y passer la nuit, et manger, au menu, le même repas que depuis 3 jours, encore du sticky rice et des légumes !
De plus, on a l’estomac pas trop en forme, pas de lao lao ce soir mais un dodo agité dans la maison en bois de la famille qui nous héberge.
Ce village est « spécialisé » dans l’artisanat du tissu, nous trouvons une table de tissage devant presque chaque maison et de nombreuses écharpes et jupes sont à vendre.

Ça rame pour moi

Le troisième jour, nous escaladons une montagne jusqu’à arriver dans des grottes que je laisserai le soin à Maéva de décrire, en effet très peu pour moi ce genre de trucs, j’attends tout le monde à l’extérieur avec Maéva qui viendra me rejoindre. La descente est périlleuse mais nous finissons quand même par retourner au bateau, mangeons un bout dans un restau (ouf pas de riz cette fois ci !)  Et finissons par rentrer à Nong Khiaw en kayak ! Enfin 30 minutes pour Maéva et moi, autant j’adore faire du kayak en Slovénie dans les rapides d’une rivière engagée, autant le coté contemplatif me gonfle et au bout d’une demi-heure nous remontons sur le bateau….

Le lendemain nous profitons réellement pour ne rien faire à part laver notre linge et préparer la suite , qui sera une boucle en scooter au plateau des Bolovens, après à peine 25 heures de bus d’affilée pour traverser le pays !

1 réflexion sur « Luang Prabang et treck à Nong Khiaw »

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