On dirait le sud

Le vaccin semble efficace.

24 heures de vélo et déjà la tete se vide.
Les pensées se raréfient, le cerveau se met doucement en mode : OFF.
Seule une chanson de Massilia fera la route avec moi dans ma tête.
Le paysage lui continue à défiler, calmement, égal à lui même.
De l’eau, toujours de l’eau, des platanes, encore des platanes et ce calme, olympien.
Seule une cigale se permet de perturber cet équilibre, accompagnée ça et là par une tourterelle ou une mésange.
Les écluses servent à rythmer ce voyage avec toujours le même rituel, le bateau s’arrête, enclenche le remplissage de l’écluse, patiente, et ressort, quelques mètres plus haut ou plus bas.De temps en temps, quelque arbre se permet de troubler la monotonie des platanes, ici un saule pleureur qui se prend pour un feu d’artifice.Mais déjà, comme je poursuis ma route, le paysage se transforme, les tournesols sont remplacés par des champs de maïs. L’occasion est trop belle, je fais la première pose photo de la journée, le contraste entre le bleu du ciel et le jaune de la fleur donne des photos inratables !Le champs de maïs me fournissent mon repas du soir, maïs grillé au barbecue ou peut être sera-ce le repas du lendemain, après tout j’ai pour but d’aller a Castelnaudary et la spécialité : c’est le cassoulet !En attendant ces futurs festins, mon repas de midi n’est pas en reste : confit de canard et patates sautées ! Comme un avant goût du bonheur ..La reprise est dure, les jambes sont lourdes, heureusement que j’ai fait l’impasse sur le dessert!Quelques kilomètres plus tard le changement est radical : sortie de la Haute-Garonne.Je ne sais pas dans quel département je suis maintenant mais apparemment l’entretien des berges du canal n’est pas la priorité..La belle piste goudronnée sur laquelle je cheminait se transforme en chemin de terre puis bientôt en sentier. Les racines des platanes sont autant d’obstacles à éviter, le tout a quelques décimètres du bord du canal, l’erreur est interdite.Heureusement cela ne dure pas et bientôt le chemin refait surface, mais cette transition visuelle s’est accompagnée d’un changement d’un autre de mes sens : l’odorat.Les odeurs se sont transformées, on sent qu’on s’enfonce dans le sud, ce n’est pas encore les champs de lavande mais on s’en approche, les herbes sont plus sèches, le sol plus acre..Apparemment cela a inspiré un jardinier en herbe qui nous gratifie d’une composition florale magnifique sur sa péniche !Une dernière pause et l’arrivée a Castelnaudary se profile, on reprend le même rituel, monter la tente, soulager le vélo de son chargement se renseigner sur les choses à faire aux alentours…Mon choix se portera sur la piscine municipale.Et ce soir : fête du cassoulet, ça promet !

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