Partir

Partir.
Partir pour partir.
Partir pour réfléchir.
Partir pour ne plus réfléchir.
Compter les kilomètres.
Ne plus rien compter du tout.
Revenir aux choses simples, basiques.
Trouver la rivière, se repérer, être sur de partir dans le bon sens. Regarder le courant, les feuilles, et puis quand même faire un tour sur Google maps, on est au 21 ème siècle quand même !

Et puis c’est le début, maîtriser l’équilibre, équilibrer le chargement, se trouver un rythme, lent d’abord, puis plus assuré et commencer à avaler les kilomètres… Sur la route que du calme, l’eau qui coule, lentement, tranquillement, à son rythme, régulier, imperturbable. Les péniches qui remontent le canal flânent au gré de l’eau sans se presser, patientant aux écluses, se prélassant au soleil de cette fin d’été.

Sur l’eau un groupe d’enfants délaisse leurs kayaks pour mieux se jeter à l’eau, le temps pour eux aussi a l’air de ralentir, s’étirer. Puis la voix d’un adulte ramène tout le monde sur terre, il est temps d’y aller, se remettre à pagayer, Toulouse est a une dizaine de kilomètres quand-même..

Quelques rencontres insolites ne sont pas a exclure non plus, le pied à peine posé à terre pour se réhydrater et voilà qu’apparaît une peluche sur patte, quelque peu exigeante la peluche quand même ! 10 minutes de ronronnements plus tard je parviens enfin a m’en défaire pour poursuivre ma route sur les berges…

Les berges où se côtoient randonneurs, cyclistes et clients des cafés continuent à défiler, ça et là sur certains platanes une plaque est apposée : une lettre et cinq chiffres qui résonnent comme une condamnation à mort, en effet le chancre coloré est un mal qui ravage les platanes, et il n’est d’autre choix que de couper ceux-ci avant que le mal, insidieux ne détruise tout sur son passage..

Et la route reprend, sans se presser, profiter du paysage qui défile lentement, sûrement. Un couple passe, la démarche est frêle, incertaine. Il tient à la main droite un bouquet de fleurs volées à la rivière, sa main gauche est un guide, une assurance, leur complicité est touchante. Sera t’on de ceux ci lorsque nous aurons l’âge qu’on ne dit plus ? Peut être …

Mais déjà l’arrivée se profile le camping des peupliers sera sera mon hôte, ici rien n’est cher, tout est confiance, la nuit ? 8 euros pour les cyclotouriste, une bière fraîche ? Un euro qu’il faudra mettre dans le cochon tirelire. Personne ne contrôle…Un lidl rencontré en bord de route me fournira le repas du soir, tomates basilic huile d’olive récupérée de ma boîte de thon et pasta, sans oublier un petit remontant !

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